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J’aime écrire, j’aime jouer, alors pourquoi ne pas écrire sur les jeux que j’aime ? Cette page mensuelle me permet de partager avec vous mes expériences de jeu récentes sous la formes de billets libres, tantôt critiques, tantôt enflammés mais toujours passionnés.

Final Fantasy XII : The Zodiac Age

Voilà un mois que j’attendais particulièrement puisque c’était celui de l’arrivée du remaster de Final Fantasy XII : The Zodiac Age ! Je n’ai pas joué à grand chose d’autre ce mois-ci puisqu’il a occupé pas mal de mon temps. Je l’ai arpenté en long, en large et en travers comme on dit, et cette escapade en Ivalice était des plus réjouissantes.

Il faut dire que j’avais une revanche à prendre sur ce jeu-là. En 2006, je n’avais pas terminé l’épisode original de ce Final Fantasy XII qui, malgré sa direction artistique admirable, m’avait lassé sur la longueur en raison de sa lenteur, de sa difficulté et de son manque d’enjeux scénaristiques. Je m’étais dit que je le reprendrais forcément un jour et je ne regrette pas d’avoir attendu car j’ai pu, avec cette version The Zodiac Age, redécouvrir un jeu magnifique dans ce qui est, à mon goût, un des plus beaux remasters de jeux vidéo récents.

Graphiquement, j’ai été époustouflé par la finesse des textures donnant à admirer les splendides décors, costumes et surtout la grande beauté des visages de nos héros. Que ce soit dans sa mise en scène, son écriture ou sa réalisation générale, tout dans ce Final Fantasy regorge de qualités et ce remaster nous permet enfin de les apprécier à leurs justes valeurs.

L’expérience vidéoludique était fluide et, même si certains crieront à l’outrage, j’ai aimé la possibilité d’accélérer la vitesse du jeu. Il faut être honnête, Final Fantasy XII est très long et les développeurs ont bien compris les avantages d’une telle fonctionnalité pour un jeu dont les mécaniques sont certes toujours efficaces, mais dont la lenteur générale peut freiner les joueurs même les plus assidus. Lors des longues traversées de désert, dans les couloirs interminables de donjons infestés de monstres, ou simplement pour monter de niveau dans une zone de combat, l’option visant à accélérer la vitesse par 2 ou par 4 était pratique.

Au niveau du gameplay, les améliorations et ajouts sont nombreux mais je ne vais pas les énumérer ici (tous les bons tests du jeu les indiquent sur le net). Pour tout l’aspect sonore, les joueurs étaient aussi gâtés car d’une part, nous pouvions enfin entendre les voix originales japonaises, et d’autre part, la bande musicale était ici proposée dans une version orchestrale de grande classe.

Mon opinion ? Ce Final Fantasy n’est pas mon préféré mais ses grandes qualités en font, je pense, un incontournable du jeu de rôle japonais. Il ose beaucoup de choses pour son époque, parvient à s’inscrire avec habileté dans la saga tout en gardant une authenticité dans tout les aspects de son traitement. J’aurais aimé qu’on s’attache un peu plus aux personnages, que le scénario propose un peu plus d’à-côtés, et encore que les cinématiques soient un peu plus inoubliables (la dernière, post-game, est d’ailleurs en totale contradiction avec tout le reste du jeu et reste une déception pour moi).

Néanmoins, c’est un Final Fantasy qui prend des risques notamment dans son gameplay, mais également dans ses choix artistiques et narratifs, et qui aborde des thématiques intéressantes avec une grande intelligence et beaucoup de subtilité. Un article très intéressant publié sur FFworld analyse d’ailleurs avec pertinence les différents thèmes du jeu. Pour toutes ces raisons, je ne peux que le conseiller à tous les amateurs de jeux de rôles japonais qui n’ont pas peur de se plonger dans une aventure au long cours.

Famille, liberté, pouvoir et divin : les thématiques de Final Fantasy XII

Je termine enfin par saluer l’excellente traduction de ce jeu, réalisée par Laurent Sautière, traducteur fidèle des Final Fantasy depuis le dixième épisode si je ne me trompe pas.